EMMANUEL BiTZ

LinΛeЯsenS ~ Un grain de fiction dans le vrai

CHEZ CES GENS-LÀ

(Troisième roman de la Trilogie)

Dualité des amitiés, entre réalité et illusion, au rythme de la musique de l’île du Bé, là où le passé et le présent se confondent.

PanoSableDune
Chercher le garçon. Trouver son nom.

Qui est cet individu insaisissable pour lequel le climat de l’île du Bé semble évoluer au gré des humeurs — qu’il retranscrit lui-même en chansons ?

Au cours des années 2000, au sein d’une petite communauté bourgeoise de villégiature estivale, deux histoires d’amitié se développent et se transforment. La présence discrète mais récurrente de ce personnage, parfois ténue, parfois centrale, agit comme un révélateur.

À travers les regards croisés, chacun se découvre — parfois à soi-même, quelquefois aux autres, souvent à ce seul garçon. Car qui peut réellement supporter de se voir tel qu’il est ?

Ce dernier volet de la trilogie explore la frontière trouble entre projection et réalité, entre attachement sincère et illusion, dans un récit où la musique, les paysages et les silences comptent autant que les mots.

ξ

« Il ne sentait pas en­core le vent qu’il devinait toute­fois puis­que les mouettes fai­saient du sur-place, suspendues dans les airs. Il marcha en­suite sur le sable, paral­lèle­ment à la mer qui gagnait du ter­rain, re­montant face à l’air froid, pas mor­dant mais agréa­blement vivifiant. Ça ne ressemblait pas à du vent, il ne s’agissait pas de souf­fles successifs, plutôt d’un cou­rant continu, cons­tant, venant de loin au nord-ouest, de si loin, iné­luctable. Par­tout, le ciel était bou­ché par plusieurs couches de nuages alors que la brume l’obscurcissait encore. »

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Le léger contact avec des opinions libres procure une excita­tion, une sorte de cri de
joie ; si on lui donne davantage, on commence à frotter les endroits jusqu’à ce qu’enfin il se produise une plaie ouverte et douloureuse : c’est à dire jusqu’au moment où l’opinion libre commence à nous troubler, à nous torturer dans l’orientation de notre existence, dans nos rapports sociaux.

Friedrich Nietzsche

 
Photo : Épi 17 par Korentin.

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Cette entrée a été publiée le 15 mars 2019 par .

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