(Troisième roman de la Trilogie)
Chercher le garçon. Trouver son nom.Qui est cet individu insaisissable pour lequel le climat de l’île du Bé semble évoluer au gré des humeurs — qu’il retranscrit lui-même en chansons ?
Au cours des années 2000, au sein d’une petite communauté bourgeoise de villégiature estivale, deux histoires d’amitié se développent et se transforment. La présence discrète mais récurrente de ce personnage, parfois ténue, parfois centrale, agit comme un révélateur.
À travers les regards croisés, chacun se découvre — parfois à soi-même, quelquefois aux autres, souvent à ce seul garçon. Car qui peut réellement supporter de se voir tel qu’il est ?
Ce dernier volet de la trilogie explore la frontière trouble entre projection et réalité, entre attachement sincère et illusion, dans un récit où la musique, les paysages et les silences comptent autant que les mots.
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« Il ne sentait pas encore le vent qu’il devinait toutefois puisque les mouettes faisaient du sur-place, suspendues dans les airs. Il marcha ensuite sur le sable, parallèlement à la mer qui gagnait du terrain, remontant face à l’air froid, pas mordant mais agréablement vivifiant. Ça ne ressemblait pas à du vent, il ne s’agissait pas de souffles successifs, plutôt d’un courant continu, constant, venant de loin au nord-ouest, de si loin, inéluctable. Partout, le ciel était bouché par plusieurs couches de nuages alors que la brume l’obscurcissait encore. »
Disponible en ebook Kindle et en version brochée
Le léger contact avec des opinions libres procure une excitation, une sorte de cri de
joie ; si on lui donne davantage, on commence à frotter les endroits jusqu’à ce qu’enfin il se produise une plaie ouverte et douloureuse : c’est à dire jusqu’au moment où l’opinion libre commence à nous troubler, à nous torturer dans l’orientation de notre existence, dans nos rapports sociaux.
Friedrich Nietzsche
Photo : Épi 17 par Korentin.